Proche du million investi en Suisse: l'histoire de Dario

Proche du million investi, CHF 2.5 millions visés d’ici 10 ans. Dario a franchi le Röstigraben: frugalité, ETF VT et CHF 20'000 de dividendes en Suisse.

Dernière mise à jour: 20 août 2026

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Franchir le Röstigraben, et découvrir l’indépendance financière

Je suis un trentenaire qui a grandi dans la banlieue de l’Ouest lausannois. Depuis une dizaine d’années, j’évolue professionnellement à Berne, dans notre pittoresque capitale fédérale. En couple depuis 7 ans, nous envisageons désormais la possibilité d’acquérir un bien immobilier et de fonder une famille.

Le hasard est parfois surprenant, puisque rien — et surtout pas mes compétences en allemand! — ne me prédestinait à franchir le Röstigraben et encore moins à m’y établir durablement. De même, mon milieu social et mes intérêts personnels ne présageaient aucunement d’un intérêt croissant pour les questions financières, et plus particulièrement pour l’indépendance financière. La vie peut toutefois réserver de belles surprises qu’il nous appartient de provoquer et de saisir.

Argent de poche, jeans à CHF 60 et entrées gratuites en boîte

Durant mon enfance, j’ai été sensibilisé assez rapidement à la gestion et à la valeur de l’argent. Tout d’abord en obtenant de l’argent de poche que je devais gérer de manière autonome pour mes achats “plaisirs”.

Mes parents prenaient en charge les autres dépenses (habits, écolage, etc.) tant qu’elles respectaient un certain montant, et une certaine fréquence.

Ainsi, si j’avais voulu m’acheter une paire de jeans à CHF 200, mes parents auraient accepté de mettre le prix habituel d’un jean en grande surface, sans doute CHF 60, et j’aurais dû mettre la différence de ma poche.

La gestion financière consciente de mes parents m’a donc conduit à adopter un mode de vie relativement frugal.

Je revois notamment mon père, durant nos vacances, noter les achats quotidiens dans un petit calepin pour garder une vue d’ensemble des dépenses journalières et totales.

Personnellement, j’ai refusé par principe toute dépense fixe, telle qu’un abonnement téléphonique, jusqu’à ce que j’aie un salaire fixe.

Comme je disposais de CHF 200 d’argent de poche mensuel après mes 18 ans, j’ai adopté des stratégies pour optimiser mes dépenses.

Les exemples qui me viennent en tête sont:

Les petites rivières font les grands fleuves et ma tendance économe m’a permis de subvenir à mes besoins “plaisirs” en utilisant uniquement mon argent de poche mensuel.

Julius non plus n'a jamais payé son entrée

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Depuis mon adolescence, j’ai également eu l’opportunité de travailler dans le domaine de la microélectronique, d’abord durant les vacances d’été, puis sur une base hebdomadaire d’environ 8 heures, à un tarif horaire d’environ CHF 18 à 20 de l’heure.

Ces revenus économisés, ainsi que l’argent de poche reçu en cadeau pour des occasions spécifiques, sont venus gonfler mon compte épargne d’un montant non négligeable de quelques dizaines de milliers de francs au début de la vingtaine.

Aujourd’hui, notre patrimoine libre investi est proche du million de francs.

CHF 7'000 par mois, et des économies qui dorment

Mes économies ont continué de dormir paisiblement sur mon compte épargne lorsque j’ai terminé mes études universitaires et obtenu mon premier emploi rémunéré à temps plein en Suisse, auprès d’une institution fédérale sise à Berne, pour un salaire mensuel de près de CHF 7'000.

Berne, le Münster vu depuis la Tour de l'Horloge, dont les figurines médiévales s'animent à chaque heure pile

Berne, le Münster vu depuis la Tour de l'Horloge, dont les figurines médiévales s'animent à chaque heure pile

Continuant à être économe, puisqu’une habitude ne demande plus d’effort pour être entretenue, j’ai pu mettre de côté initialement environ 25 à 30% de mon salaire les premières années, sans réellement disposer d’un budget, ni porter une attention particulière à mes dépenses.

Je me souviens avoir comparé certaines dépenses importantes, que je ne ferais plus aujourd’hui, comme l’achat d’une armoire pour près de CHF 3'000, à mon taux d’épargne habituel. Je me disais alors que, dans tous les cas, cet argent non-économisé gonflerait simplement mes économies sans réelle finalité et sans générer de gains en raison de taux d’intérêt quasi inexistants.

L’idée de l’indépendance financière ne faisait même pas partie de mon vocabulaire… Pour vivre, on doit travailler. Et on doit travailler pour pouvoir vivre. Point.

Le déclic: un déménagement, un budget, et le blog de Marc

Passé les trois premières années, et les achats plaisirs que l’on peut faire lorsqu’on dispose pour la première fois d’un salaire, mon taux d’épargne a augmenté pour atteindre près de 40% en 2018 et 2019.

Il s’est ensuite stabilisé depuis 2020, avec une tendance à la hausse puisque mes évolutions salariales et les dividendes perçus partent principalement dans l’augmentation de mon épargne plutôt que dans celle de mes dépenses, mais ça j’y reviendrai plus bas.

En une décennie, mon revenu a ainsi progressé de près de 60%, d’une part en raison des années d’expérience acquises et, d’autre part, dès 2020, à la suite d’un changement de poste, suivi d’un élargissement de mes responsabilités.

Cette progression ainsi que l’octroi de bonus d’un montant annuel moyen de CHF 2'000 dépendaient de l’atteinte d’objectifs allant au-delà de mon cahier des charges.

Toutefois, les revenus issus de nos dividendes, près de CHF 20'000 en 2025, sont ceux qui m’ont le plus marqué sur le plan psychologique. Nos économies les génèrent passivement, sans intervention active de notre part.

Économies réalisées entre 2015 et 2025 (jusqu'en 2019: extrapolation basée sur mes revenus et mes comptes bancaires, puisque je ne réalisais pas de suivi de mes dépenses durant cette période)

Économies réalisées entre 2015 et 2025 (jusqu'en 2019: extrapolation basée sur mes revenus et mes comptes bancaires, puisque je ne réalisais pas de suivi de mes dépenses durant cette période)

Fin 2019, notre déménagement a amené la question de la répartition des dépenses communes… 50-50, proportionnel aux revenus, autre? Et aussi des modalités spécifiques: compte, cartes de crédit, etc.

Ce faisant, il m’a semblé pertinent de recommencer à réaliser un budget avec des catégories de dépenses distinctes, pour conserver une vue d’ensemble complète.

Je me suis également demandé si mes économies ne pourraient pas sortir de leur torpeur bancaire et fructifier.

Après quelques recherches, je suis rapidement tombé sur le site de Marc, puis je me suis plongé dans la lecture de ses articles.

Et alors que le semi-confinement lié au Covid commençait à chambouler nos existences bien organisées, j’ai commencé à réaliser mes premiers investissements:

Début 2020, mes premiers achats en bourse d'actions sélectionnées spécifiquement, notamment en raison du dividende versé...

Début 2020, mes premiers achats en bourse d'actions sélectionnées spécifiquement, notamment en raison du dividende versé...

suivi de mes premiers achats de l'ETF VT...

suivi de mes premiers achats de l'ETF VT...

Contrairement à ce que j’ai pu souvent lire, le temps entre l’apprentissage des aspects financiers et leur mise en œuvre par des investissements a été bref, sans doute en raison de la lecture de nombreux articles et d’une facilité de compréhension personnelle sur cette thématique.

L’action qui a perdu 99%, et ce qu’elle m’a appris

J’ai réparti mes premiers investissements en trois modalités:

  1. Actions suisses avec un dividende élevé
  2. Actions “value” analysées par les Daubasses
  3. Fonds indiciel mondial VT

Pour la première catégorie, j’ai eu la chance de bénéficier en partie de la chute mondiale des actions en avril 2020. Depuis, j’ai principalement conservé ces actions suisses, en particulier pour leurs dividendes, et j’envisage d’alléger certaines positions en 2026 afin de concrétiser une partie des gains latents.

Jusqu’à mi-2021, j’ai aussi réalisé plusieurs achats et ventes basés sur des analyses et des tendances découvertes au fil de mes lectures en ligne. Je conservais ces titres entre quelques jours et plusieurs semaines. Les gains générés découlaient en partie d’une hausse généralisée des actions et de coups de chance, puisque, selon l’adage, un investisseur qui a raison six fois sur dix est déjà excellent.

J’ai finalement réalisé que:

L’une des actions achetées en guise de “test” avec le gain de CHF 1'000 réalisé sur une autre transaction a depuis perdu 99% de sa valeur. Je l’ai conservée pour me rappeler que, si la chance sourit aux audacieux, il faut également savoir rester humble face à l’évolution très difficilement prévisible et peu rationnelle des marchés et des valeurs des sociétés cotées.

Pour un investisseur lambda, choisir ces actions comporte une forte part de chance.

Mon chat, Julius, maîtrise déjà la stratégie: encaisser ses dividendes en dormant

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Pourquoi j’ai arrêté de choisir mes actions

Depuis mi-2021, j’ai donc complètement arrêté l’achat d’actions choisies de manière personnelle pour favoriser un investissement mensuel unique dans le fonds indiciel VT (pour “Vanguard Total World Stock ETF”).

Jusqu’à fin 2022, j’ai également diversifié mon portefeuille grâce au site des Daubasses, que j’ai découvert dans Comment débuter avec l’investissement dans la valeur.

Ici également, j’ai pu réaliser quelques jolis gains, favorisés par un marché porteur, mais aussi quelques pertes qui m’ont permis de garder les pieds sur terre.

Depuis 2023, j’ai progressivement diminué mes investissements dans la valeur en me limitant à réinvestir, soit dans des actions que je possède, soit dans de nouvelles actions, le produit de la vente d’actions suggérées par les analyses des Daubasses. L’article Pourquoi j’arrête avec l’investissement value de Marc fait écho à ma propre expérience.

Ainsi, depuis début 2025, je me limite à réinvestir une partie des dividendes des actions Daubasses que je possède, principalement d’entreprises japonaises et européennes.

Je réinvestis le reste des dividendes, ainsi que les actions Daubasses vendues selon leur processus, dans le fonds indiciel mondial VT.

La performance de ce dernier reste portée par un marché haussier, et un risque de bulle spéculative en lien avec l’engouement porté à l’intelligence artificielle.

Mais étant donné que je ne dispose pas de la capacité à prédire l’avenir, je continue de suivre mon processus: acheter mensuellement entre 60 et 80 actions VT.

L’évolution des dividendes en 2025 est décevante, en raison de l’appréciation du franc suisse face au dollar. Je conserve toutefois en tête que cette stratégie ne vise pas la maximisation de mes revenus passifs (fortement taxés en Suisse), mais la hausse de la valeur basée sur l’évolution générale du marché.

Cela reste néanmoins particulièrement agréable de constater que l’on peut gagner de l’argent, tout en dormant ou en vaquant à des activités qui nous apportent du plaisir 🙂

Par ailleurs, une protection contre la baisse du dollar (hedge), aujourd’hui mise en avant par certains financiers, représenterait une assurance coûteuse et peu pertinente sur un horizon supérieur à dix ans.

Actuellement, nous répartissons notre patrimoine libre de la manière suivante:

Portefeuille d'investissement en bourse de Dario

Portefeuille d'investissement en bourse de Dario

Rendre visible l’invisible: 10 minutes de budget par semaine

En me plongeant dans les questions d’investissements depuis 2019, j’ai également développé un fort intérêt pour la finance personnelle. Ce nouvel intérêt m’a permis de conscientiser mes comportements et ma tendance à être relativement frugal par habitude, ainsi qu’à théoriser les aspects pouvant m’aider à rationaliser mes choix et à limiter les influences externes.

Trois choses m’ont aidé.

Mon budget en 10 catégories

Tout d’abord la réalisation d’un budget afin de rendre visible l’invisible, c’est-à-dire les dépenses, petites et grandes, selon 10 catégories adaptées à ma situation.

J’ai opté pour un suivi relativement fin tout en minimisant autant que possible les éléments chronophages qui peuvent vite être décourageants. Je règle toutes mes dépenses personnelles avec Neon ou Twint, et toutes nos dépenses communes avec nos cartes de crédit cashback.

Le suivi mensuel de mes dépenses me prend ainsi moins de 10 minutes par semaine ou une petite demi-heure par mois. Je me rends clairement compte où part mon argent, ce qui me permet ensuite de conscientiser mes dépenses.

Comment j’ai tué mes achats compulsifs

J’ai également adapté mon processus d’achat en me fixant une limite de quelques jours avant de réaliser toute dépense que je n’avais pas prévue.

Fini les achats compulsifs réalisés sur un coup de tête ou parce qu’un produit, que l’on ne pensait initialement pas acheter, est disponible uniquement durant quelques heures. Initialement, j’ai entraîné cette retenue à l’achat en continuant à consulter quotidiennement les offres sur QoQa.

Mes achats ont fortement baissé pour désormais se restreindre presque uniquement à des produits qui font l’objet d’une offre attractive et que je prévoyais d’acheter dans tous les cas dans les prochaines semaines ou les prochains mois. Depuis quelques années, ayant développé mon muscle de décision consciente, je ne ressens plus le besoin de “saisir une offre attractive” et je recherche uniquement les offres promotionnelles limitées lorsque je prévois un achat spécifique.

Lors d’un processus d’achat, avec un produit qui dispose de plusieurs gammes, on peut avoir tendance à favoriser l’offre qui est au milieu, c’est-à-dire celle qui n’est ni la moins chère, ni la plus chère.

Par exemple, lors du choix d’une brosse à dents électrique, les modèles d’entrée peuvent être jugés “obsolètes”, alors que la dernière version pourrait être perçue comme étant “tout de même trop chère”. C’est en partie la conséquence de la publicité qui nous fait désirer constamment des produits avec des nouvelles fonctionnalités et nous donne l’impression que le produit qui date de plusieurs années “est moins performant”.

Ma femme, qui a grandi dans un contexte culturel différent, a une toute autre relation à l’acte d’achat. Elle choisit les produits en fonction des besoins auxquels ils répondent. La définition précise de ces besoins détermine le produit et la version à acquérir. Pour une brosse à dents électrique, cela signifie d’abord de définir les besoins de manière concrète, puis de sélectionner les produits qui y répondent. Ce processus, que je n’arrive malgré tout pas toujours à suivre, d’où mon exemple plus haut, réduit les influences de la publicité ou les effets de mode.

Le plaisir d’acheter s’épuise vite

Enfin, j’ai pris conscience que, d’une part, le plaisir découlant d’un acte d’achat était souvent limité à quelques heures ou quelques jours. C’est ainsi que le plaisir généré par un nouveau téléphone s’estompe rapidement, alors que l’objet fait désormais partie de notre quotidien.

Venise, le temps d'un voyage: des souvenirs plutôt que des objets

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D’autre part, je sous-estimais le stress causé par le fait d’avoir des objets inutiles et inutilisés. Mon armoire était remplie d’habits qui dataient de plusieurs années et qui m’allaient parfaitement, mais je continuais tout de même à acheter fréquemment de nouveaux habits “parce qu’ils me plaisaient”.

Ces derniers venaient s’accumuler, compliquant mes choix au quotidien…

Le shopping était ainsi pour moi un passe-temps et un plaisir, plus qu’une activité visant à répondre à un besoin avéré. Ce faisant, j’ai pris conscience de l’importance de prioriser les expériences, ainsi que le temps passé avec mes amis et les personnes que j’apprécie, plutôt que les biens matériels.

L’être plutôt que l’avoir en somme.

C’est ainsi que nos vacances constituent une expérience significative à nos yeux, génératrice de liens et de souvenirs mutuels, pour laquelle nous dépensons au total CHF 6'000 par année en moyenne. Nous conservons, ici aussi, une approche frugale, tout en choisissant consciemment un certain niveau de confort, pour ces moments en commun qui nous apportent du bonheur.

Agrigente, en Sicile: le Temple de la Concorde et son Icare contemporain

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Au final, mes dépenses mensuelles ont continué à diminuer, puis se sont stabilisées depuis 2020. Cette stabilité reflète sans doute pour moitié des changements de comportement (moins de sorties, d’achats de gadgets et de dépenses onéreuses), tandis que le reste est la conséquence du partage de coûts (loyer) et de l’optimisation de certaines dépenses, notamment alimentaires.

Aujourd’hui, les charges obligatoires (impôts et primes d’assurance-maladie) représentent un peu plus de 50% de mes dépenses. Environ 35% sont ensuite alloués à notre compte commun, destiné aux dépenses liées au loyer, à l’alimentation ainsi qu’aux vacances et sorties restaurants communes.

Le reste se répartit de façon relativement homogène entre les sorties avec des amis, les repas professionnels, les frais de transport public, les cadeaux ainsi que d’autres dépenses personnelles spécifiques.

Dépenses personnelles annuelles en Suisse de Dario

Dépenses personnelles annuelles en Suisse de Dario

Désormais, je perçois l’argent dépensé comme de l’argent qui ne peut plus être investi.

Ce retournement de perspective favorise également une dépense consciente, c’est-à-dire soit qui réponde à des besoins, mais aussi — et surtout — qui augmente mon bonheur.

À nos yeux, la finalité de la frugalité n’est pas d’être obnubilé par le fait d’économiser à tout prix. Il s’agit plutôt de choisir consciemment d’allouer des ressources limitées, et difficiles à gagner, pour des motifs qui augmentent notre satisfaction et notre bonheur individuel et commun.

La frugalité n’est pas une fin en soi, mais plutôt un moyen d’être libre.

Libre de faire quoi, exactement? C’est encore une question ouverte pour nous.

CHF 2.5 millions visés, mais aucune date de retraite

Je vise l’indépendance financière pour ne pas dépendre d’un revenu et pour élargir la liberté de mes choix.

“L’argent que l’on possède est l’instrument de la liberté, celui que l’on pourchasse est celui de la servitude”. Cette citation de Rousseau m’a toujours inspiré.

À ce stade, nous ne savons pas encore si nous prendrons une retraite anticipée une fois notre objectif FIRE atteint.

Actuellement, nous visons d’ici 10 ans un montant de CHF 2.5 millions investis librement, ce qui nous permettrait de retirer CHF 100'000 par année selon la règle des 4%. La question du “quand”, en termes de retraite anticipée, est toutefois ouverte.

Mon graphique pour suivre ma tendance vers le FIRE en Suisse

Mon graphique pour suivre ma tendance vers le FIRE en Suisse

Nous souhaitons simplement pouvoir être réellement libres à partir du moment où nous arrêterons de travailler, pour nous consacrer à une nouvelle formation ou à d’autres activités. Et libres de répondre de manière flexible aux imprévus de la vie, par exemple en lien avec des enfants ou nos parents.

Interlaken vu du sommet du Harder Kulm: le genre de journée qu'on s'offre quand on a du temps

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Nous n’avons toutefois pas de volonté fixe d’arrêter de travailler de manière rémunérée dès que nous serons indépendants financièrement.

En l’état, il est plus probable que nous continuions d’exercer un travail rémunéré, qui nous apporte une certaine satisfaction personnelle et professionnelle, au moins jusqu’à la cinquantaine.

Il n’est néanmoins pas exclu que l’un d’entre nous décide ultérieurement de reprendre des études ou de développer une passion sur une période donnée.

Depuis quelques mois, j’ai lancé une offre de formation sur l’investissement avec également un accompagnement individuel personnalisé pour démarrer sereinement. L’objectif est de partager mes connaissances et d’accompagner la mise en œuvre d’une stratégie d’investissement passive durable. Les retours positifs m’encouragent à continuer sur cette voie.

À l’avenir, j’envisage d’élargir cette offre en lien avec la gestion personnelle de ses finances (analyse et optimisation des dépenses, budgétisation).

J’envisage également de réduire mon temps de travail de 20% si nous avons un enfant. Dans le cas contraire, j’évaluerai sérieusement cette option soit à 40 ans, soit dès que le montant des dividendes perçus atteindra 20% de mon revenu.

L’idée même d’être indépendant financièrement est d’avoir cette liberté et cette sécurité, et non d’être contraint à les utiliser.

Les modes de vie contemporains que nous connaissons toutes et tous renforcent cet objectif, notamment par les exigences du monde du travail et la difficulté à concilier vie privée et vie professionnelle, particulièrement avec des enfants.

Les nouvelles technologies accélèrent les échanges via de nombreuses plateformes, créant un contexte d’atteignabilité permanente qui augmente considérablement notre niveau de stress. Je ne compte plus le nombre de collègues qui, plusieurs années avant l’âge de la retraite, me confiaient déjà attendre avec grande impatience ce moment. La raison? Le stress vécu et un manque de sens lié aux tâches quotidiennes et aux orientations stratégiques de leur organisation.

Acheter un appartement sans sortir ses fonds propres

Aujourd’hui, l’évolution vers l’indépendance financière, et plus particulièrement le contrôle de mes dépenses, se fait de manière automatique et ne me demande plus d’effort. La frugalité est un mode de vie que nous avons choisi de manière consciente, qui nous rend heureux aujourd’hui et qui augmentera notre liberté à l’avenir.

Cette liberté se matérialise dans notre recherche d’un bien immobilier, afin d’y fonder une famille dans les meilleures conditions.

La volonté d’envisager un tel achat ne va pas de soi pour moi, puisque les rendements offerts par les marchés surpassent historiquement ceux de la pierre en Suisse. J’ai toujours considéré la perspective d’acheter un bien immobilier de manière objective et sans attachement émotionnel particulier. C’est en me plongeant dans la thématique immobilière que j’ai pris conscience des possibilités d’acquérir un logement tout en évitant de devoir utiliser des fonds propres qui pourraient autrement être investis et offrir une perspective de rendement plus élevée.

L'intrépide chat de la famille teste déjà les cartons du déménagement

L'intrépide chat de la famille teste déjà les cartons du déménagement

La mise en gage des fonds du 2e pilier et du 3e pilier permet de ne pas retirer son capital de prévoyance, mais de l’utiliser comme garantie pour une hypothèque. À noter qu’au moins 10% du prix d’achat doit dans tous les cas provenir de fonds propres autres que le 2e pilier. Ces fonds continuent ainsi de générer des intérêts annuels, au lieu d’être mobilisés pour l’achat d’un bien immobilier et soumis à l’impôt sur le capital. Cette solution est avantageuse en période de faibles taux d’intérêt et peut être adaptée ultérieurement si le rendement du capital, notamment du 2e pilier, devient inférieur au coût de l’hypothèque.

Ici aussi, nous resterons frugaux, en visant un bien qui répond à nos besoins objectifs et à notre mode de vie, plutôt qu’à des aspirations passagères ou superficielles.

La fin de la valeur locative dès janvier 2029 a toutefois augmenté l’attractivité d’un bien immobilier neuf ou entièrement rénové, et donc le budget initialement prévu. Nous sommes ainsi en train de finaliser l’achat d’un appartement de 4 pièces, d’une surface de 105 m² et situé à moins de 15 minutes en transports publics de la gare de Berne. Ce choix répond à des considérations de mobilité professionnelle et à notre souhait d’offrir à un possible enfant, aux héritages culturels variés, la possibilité de grandir dans un environnement multiculturel.

Mon conseil au moi de 20 ans

Le conseil que je donnerais aujourd’hui à celui que j’étais à 20 ans serait:

Pour que l’argent devienne l’instrument de ta liberté, intéresse-toi le plus tôt possible aux questions d’investissement, simples malgré leur complexité apparente.

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Comme d'habitude, je n'écris et ne passe en revue que ce que j'utilise dans ma vie quotidienne ou ce en quoi j'ai confiance.

Merci de ta lecture!